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Cinéma itinérant

Le matériel qui tient la saison

Le cinéma itinérant, c'est la même séance jouée cent fois dans cent lieux différents. Ce qui compte alors n'est plus la fiche technique : c'est le poids qu'on porte seul, les minutes qu'on passe à monter avant la nuit, et ce qui se répare sur place quand la toile lâche un soir de juillet.

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Ce que ça pèse, ce que ça prend

La gamme de tournée, c'est-à-dire les écrans qu'une seule personne monte. Le poids, le temps de montage et la garantie viennent du catalogue : si la fiche produit change, ce tableau change avec elle.

ToilePoidsMontageÀ combienGarantie
7 m × 4 m35 kg30 min1 personne10 ans
8 m × 4,5 m36 kg30 min1 personne10 ans
9 m × 5 m50 kg30 min1 personne10 ans
10 m × 5,5 m55 kg30 min1 personne10 ans
11 m × 5,6 m62 kg30 min1 personne10 ans
12 m × 6,8 m80 kg40 min1 personne10 ans

Poids et temps de montage tels que publiés au catalogue. Les très grands formats, qui demandent deux personnes ou plus, ne figurent pas ici : ceux-là s'installent pour un festival, ils ne tournent pas.

Deux familles, deux logiques de tournée

À soufflerie

La soufflerie tourne pendant toute la séance : l'écran reste tendu quoi qu'il arrive, et la gamme monte jusqu'à 22 mètres de toile. C'est le choix des grandes dates et des tournées régulières, avec dix ans de garantie. Contrepartie : il faut une alimentation dédiée sur chaque site, et la soufflerie s'entend si on la place mal.

Étanche

On le gonfle, on ferme, il tient seul : aucune alimentation pendant la séance, aucun bruit. Jusqu'à 10 mètres de toile, garanti trois ans. C'est l'écran des petites jauges, des cours intérieures et des lieux où l'on n'a pas de prise — ou pas le droit de faire du bruit.

Sur un parc de tournée, les deux se complètent souvent : l'étanche pour les petites dates et les intérieurs, la soufflerie pour les places de village et les grandes soirées.

Le terrain, refait chaque soir

Le transport

Écran, souffleries, ancrages, projection et son tiennent dans un utilitaire. Le point à vérifier n'est pas le volume mais la manutention : qui charge, à quelle hauteur, et combien de fois par semaine.

L'ancrage

Un soir en herbe, le lendemain sur un parking. Une tournée emporte les deux jeux : piquets pour la terre, lestage pour le dur. Improviser le lestage sur place est le premier facteur d'annulation.

L'alimentation

La soufflerie doit avoir sa ligne, indépendante du projecteur et du son. Sur un site sans réseau, cela veut dire un groupe électrogène — et du carburant d'avance pour la séance entière.

Le vent

Jusqu'à 38 km/h, soit force 5. Au-delà, on dégonfle : la règle ne se négocie pas, et en tournée elle se décide en équipe, avec les prévisions de rafales, pas de vent moyen.

La projection

Le vidéoprojecteur voyage mal : chocs, poussière, humidité. Prévoir le transport en caisse et le nettoyage des filtres au rythme des dates, pas au rythme du manuel.

Le son

Un village n'est pas une salle : le son part dans la nature et revient par les façades. On sonorise vers le public, on écoute depuis le dernier rang, et on prévient la mairie de l'heure de fin.

Comment on équipe une tournée

1

Partir du lieu, pas du catalogue

Combien de spectateurs, quel recul, quelle place au sol. La taille de l'écran se déduit de là, jamais l'inverse.

2

Vérifier que ça rentre

Le poids à porter et le temps de montage avant la nuit : le tableau ci-dessus est fait exactement pour cette question.

3

Monter seul

Un sac, une soufflerie, du lestage. Le gonflage se fait sans grue, sans nacelle et sans équipe à réunir.

4

Tenir la saison

Une toile de rechange et un kit de réparation dans le véhicule, et le même interlocuteur au bout du fil de mai à septembre.

Cinéma itinérant : vos questions

Quel écran choisir pour un cinéma itinérant ?

Celui qu'une seule personne peut monter, parce que c'est le cas de figure de presque toutes les dates. La gamme à soufflerie est faite pour ça : elle se gonfle et reste gonflée pendant la séance. Le tableau plus haut donne le poids et le temps de montage de chaque taille.

Ça rentre dans quel véhicule ?

L'écran voyage plié dans son sac, avec sa soufflerie et son lestage — le poids est celui du tableau. Le montage ne demande ni grue ni nacelle. Pour l'encombrement exact du sac, dites-nous la taille qui vous intéresse : elle varie d'un modèle à l'autre et nous préférons vous donner le vrai chiffre.

On monte à combien de personnes ?

Une seule, pour toutes les tailles du tableau. Les très grands formats demandent deux personnes ou plus, mais ceux-là s'installent pour un festival et repartent le lendemain : ce n'est plus le même métier que la tournée.

Et s'il y a du vent le soir de la séance ?

L'écran tient jusqu'à 38 km/h, soit force 5. Au-delà, on dégonfle : c'est la règle, et elle ne se négocie pas un soir de séance devant deux cents personnes. La page vent et sécurité détaille les cas.

Et si la toile déchire en pleine saison ?

Nous fabriquons en France depuis 1992, donc les toiles et les pièces existent chez nous. Un kit de réparation permet de finir la date ; une toile de rechange se commande sans changer d'écran. C'est la différence concrète avec une marque qui fait fabriquer ailleurs et revend sous son nom.

Acheter ou louer quand on tourne ?

Quelques dates par an, la location suffit. Dès que la saison se remplit, l'écran devient un outil de travail : on l'achète, on l'amortit, et on ne dépend plus des disponibilités d'un loueur au mois d'août. Beaucoup de circuits font les deux — leur écran à eux, et de la location en renfort les soirs de double date.

Faut-il une autorisation pour chaque date de la tournée ?

Oui, et une demande par région traversée. Toute projection en plein air d'un long métrage est soumise à autorisation du CNC, à déposer au moins trois semaines avant. Notre guide d'organisation détaille la marche à suivre.

Dites-nous ce que vous jouez

Le nombre de dates, la taille des lieux, ce que vous transportez déjà : on vous répond avec une configuration et un devis gratuit.