Cinéma plein air
Le film et ses droits, l'autorisation à déposer, l'heure exacte où il fait assez noir, la taille de la toile, le vent : tout ce qu'il faut avoir réglé avant la séance, dans l'ordre et avec les délais. Écrit par un fabricant d'écrans français depuis 1992.
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Dix étapes. Les trois premières se jouent deux mois avant la séance — ce sont celles qu'on découvre trop tard.
Une séance a besoin d'un prétexte. Voici douze occasions qui reviennent chaque année, et ce que chacune impose côté horaire, jauge et lieu.
Janvier
Une projection à la place du discours. Nuit tombée dès 18 h : la séance peut commencer tôt, mais le froid limite la durée.
Février
Petite jauge, séance tardive. C'est l'occasion des formats intimes — cour, jardin, terrasse d'hôtel.
Mars
Le 8 mars. Programmation forte, public assis, souvent à l'abri : un écran de taille moyenne suffit.
Avril
La nuit noire arrive vers 21 h : la séance famille redevient possible sans faire veiller les enfants.
Mai
Public déambulant, pas assis. La projection sert de décor : privilégier l'image sur le son.
Juin
Le 21 juin, la nuit arrive le plus tard de l'année : 21 h 58 à Marseille, 22 h 49 à Lille. Annoncez la vraie heure, ou le public repartira avant le générique.
Juillet
La jauge maximale de l'année, et le seul soir où le public est déjà dehors. Séance après le feu d'artifice : prévoir grand.
Août
Le public regarde le ciel autant que l'écran. Choisir un lieu sans éclairage public, et une nuit sans lune si possible.
Septembre
Le monument devient le sujet. La nuit noire revient vers 20 h 30 et les soirées restent douces : la meilleure fenêtre de l'année.
Octobre
Le 31 octobre, il fait noir à 18 h partout en France : c'est la seule date où une séance à 18 h 30 marche pour les enfants. Attention au froid et à l'humidité au sol.
Novembre
Le 11 novembre appelle les archives et les films historiques. Presque toujours en intérieur — l'écran gonflable s'y monte aussi.
Décembre
Séance courte, debout, en boucle. L'écran travaille comme une animation, pas comme une salle.
Tour de France, coupes, grands matchs : ce sont les seules séances de plein jour. Elles ne se projettent pas — elles demandent un écran LED.
L'agenda national du cinéma en plein air, mis à jour chaque nuit, classé par département.
Les étapes 2 et 3 décrivent la règle française. Voir la règle pays par pays
C'est l'étape où les projets s'arrêtent. Il ne s'agit pas d'une formalité mais de deux autorisations distinctes, qui n'ont rien à voir l'une avec l'autre : celle de l'ayant droit du film, et celle de l'administration. Il faut les deux.
Projeter un film devant un public suppose l'accord de celui qui en détient les droits. Un DVD ou un Blu-ray acheté dans le commerce, loué, ou emprunté en médiathèque est acquis pour le cercle de famille : le projeter en public est interdit. Il faut passer par le distributeur ou une société spécialisée dans la diffusion non commerciale.
Pour savoir qui détient les droits d'un film, le registre du cinéma et de l'audiovisuel répond au téléphone : 01 44 34 37 76.
En séance non commerciale, un long métrage ne peut être projeté qu'un an après la date de son visa d'exploitation. Le CNC ne prévoit aucune dérogation. Autrement dit : le film de l'été dernier est hors jeu, et le succès de l'année aussi.
Un long métrage, c'est 60 minutes et plus. En dessous, le court métrage échappe à ce délai comme à toute limitation de nombre de séances — une piste réelle pour une soirée de programmation.
Les séances non commerciales ne sont pas soumises à l'obligation de visa, mais les avertissements et interdictions portés par le visa s'appliquent, et la responsabilité de l'organisateur reste engagée vis-à-vis du jeune public.
Source : CNC, dispositions communes aux séances non commerciales.
Trois guichets, trois délais. Aucun ne prévient si vous l'oubliez.
Toute projection en plein air d'un long métrage, gratuite ou payante, y est soumise. La demande se fait en ligne, une par région traversée, et doit partir au moins trois semaines avant la date — un mois est recommandé. Elle est instruite par la direction régionale des affaires culturelles, puis signée par le président du CNC.
Le point de vigilance : pour les séances de juillet et août, le dépôt ferme début juin. En 2026, la date limite était le 10 juin. Une demande envoyée fin juin pour le 14 juillet arrive trop tard.
Trois critères pèsent dans la décision : le lieu et le nombre de séances, l'intérêt social et culturel, et la situation locale de l'exploitation cinématographique — comprendre : l'effet sur la salle du coin.
Elle est préalable et obligatoire. Attention au malentendu le plus courant : la SACEM couvre la musique du film, jamais le film lui-même. Son accord ne remplace en rien celui de l'ayant droit.
Une place, un parc, un parking appartiennent à quelqu'un. Occuper le domaine public suppose une autorisation de la commune, parfois assortie d'une redevance, et un arrêté si vous fermez une rue. Le CNC le rappelle lui-même : son autorisation ne dispense d'aucune des démarches liées à une manifestation recevant du public.
Le matériel publicitaire des distributeurs — les affiches officielles — est réservé aux séances commerciales. L'annonce peut nommer l'organisateur et le titre du film, mais doit rester culturelle. Et une séance gratuite ne doit pas servir à promouvoir un commerce ou un produit : c'est écrit noir sur blanc dans le code du cinéma.
Les séances en plein air ne comptent pas dans le quota qui limite les associations à six séances payantes par an. Elles relèvent d'un régime à part.
Source : CNC, demande d'autorisation de projection.
Installer un écran dans un parc ou sur une place ne suffit pas pour organiser une projection publique. Il faut disposer des droits du film, respecter le régime applicable à l'événement et préparer l'accueil du public. Ces trois dimensions existent dans les sept pays étudiés, mais elles ne relèvent pas des mêmes interlocuteurs et ne suivent pas les mêmes procédures.
La France encadre spécifiquement le plein air non commercial. L'Espagne protège également l'exploitation des films récents dans certains programmes publics. Les États-Unis, l'Allemagne et la Grande-Bretagne donnent davantage de place aux accords avec les distributeurs et aux autorisations locales. L'Italie associe droits cinématographiques et formalités de spectacle ; le Portugal distingue l'enregistrement du promoteur, la déclaration de l'événement et la classification des œuvres.
Ce guide vise les séances ponctuelles et les cycles temporaires ouverts au public. L'exploitation permanente ou saisonnière d'un cinéma, les drive-in, les festivals bénéficiant d'un régime particulier et les projections scolaires peuvent relever de dispositions supplémentaires. La partie britannique couvre l'Angleterre, le pays de Galles et l'Écosse ; elle ne couvre pas l'Irlande du Nord.
Une projection publique d'une œuvre protégée requiert l'accord des ayants droit, sauf exception légale applicable. Cet accord s'obtient auprès du producteur, du distributeur ou d'un représentant habilité pour le territoire concerné. Acheter un DVD, louer un fichier ou souscrire un abonnement de streaming ne confère pas, en soi, le droit de montrer le film au public. La gratuité, le statut associatif ou l'objectif culturel ne constituent pas une exemption générale.
Sources : GOV.UK — Showing films and TV shows in public · U.S. Copyright Office — 17 USC, chapitre 1 (§ 106, droit de représentation publique) · MPLC Italie — Projections en plein air
Elle porte sur l'événement, le lieu ou l'activité d'exploitant. Une licence de film ne réserve pas un parc et ne vaut pas autorisation de recevoir plusieurs centaines de personnes. Réciproquement, l'accord d'une mairie ne transfère aucun droit de projection. Le périmètre exact dépend du pays et, souvent, des collectivités compétentes.
Ils peuvent nécessiter une démarche distincte. C'est notamment le cas avec la SACEM en France, la GEMA en Allemagne et la SIAE en Italie. Il faut demander ce que couvre effectivement le contrat : la musique incorporée au film, la musique d'accueil et un éventuel concert sont des utilisations différentes. Filmbankmedia renvoie également ses clients britanniques vers PRS for Music pour la couverture musicale adaptée.
Sources : CNC — Diffusion non commerciale, dispositions communes · GEMA — Tarif T · SIAE — Projections cinématographiques et audiovisuelles · Filmbankmedia — Questions sur les licences et les droits musicaux

Une projection non commerciale en plein air d'un long métrage, d'une durée de 60 minutes ou plus, nécessite une autorisation du CNC, après examen régional. Cette obligation vaut aussi pour une séance gratuite. Le film doit respecter un délai d'un an à compter de l'obtention de son visa. Le CNC n'annonce aucune dérogation à ce délai dans ce régime. L'examen tient compte du lieu, du nombre de séances, de leur intérêt social et culturel et de la situation des cinémas locaux.
Sources : CNC — Séances en plein air, régime et déplacements de séances
Le calendrier doit être anticipé : les DRAC peuvent fixer des dates de dépôt liées à leurs commissions et à la saison estivale. Il faut consulter celle de la région concernée, sans supposer qu'une demande tardive sera examinée à temps. L'autorisation cinématographique ne dispense pas des démarches pour la manifestation et l'accueil du public.
Sources : Ministère de la Culture — Procédure plein air en Hauts-de-France
Deux nuances changent la préparation du projet. Les séances en plein air n'entrent pas dans le décompte des six séances payantes associatives. Par ailleurs, un cinéma autorisé peut demander un déplacement de séance : cette projection relève alors du régime commercial et échappe au délai d'un an. Recourir à un simple prestataire technique ne suffit pas à bénéficier de ce régime.
Sources : CNC — Séances en plein air, régime et déplacements de séances
La notion de « non commercial » ne signifie donc pas nécessairement « gratuit ». Les droits du film et la démarche SACEM restent à traiter. Le CNC précise aussi que les projections non commerciales doivent se distinguer de l'offre des salles homologuées et que le matériel publicitaire destiné à l'exploitation commerciale ne peut pas être repris automatiquement. Une programmation régulière demande d'examiner le statut d'exploitant approprié.
Sources : CNC — Diffusion non commerciale, dispositions communes

L'organisateur doit obtenir les droits de représentation publique pour l'Allemagne. Les licences destinées à certains usages intérieurs ne doivent pas être présumées valables pour une séance extérieure annoncée publiquement. L'accord doit couvrir le film, le lieu, la date, la promotion et la gratuité ou la billetterie. MPLC Allemagne distingue expressément l'autorisation du film de celle relative à sa musique ; la GEMA prévoit notamment un tarif pour les projections ponctuelles.
Sources : MPLC Allemagne — Montrer des films en plein air · GEMA — Tarif T
Le montage administratif dépend du Land, de la commune et du site. L'occupation de l'espace public peut mobiliser plusieurs services : ordre public, circulation, incendie ou gestion des espaces verts. Les prescriptions locales de bruit et de sécurité restent à vérifier. Il n'existe pas de délai général d'un an comparable au régime français du plein air non commercial : la programmation dépend des droits disponibles et des conditions du distributeur.
Sources : Düsseldorf — Règles d'utilisation du Burgplatz, incluant le cinéma en plein air · Filmbankmedia Allemagne — Licences de projections
La protection des mineurs est un point opérationnel majeur. La classification FSK doit être respectée, ainsi que les règles d'accompagnement : les enfants de moins de six ans doivent être accompagnés ; pour les 6 à 13 ans, l'accompagnement est requis si la séance finit après 20 h ; pour les 14 et 15 ans, après 22 h ; pour les 16 et 17 ans, après minuit. La personne accompagnatrice doit répondre aux conditions légales. Un film familial projeté tard le soir impose donc un contrôle adapté à l'entrée.
Sources : Jugendschutzgesetz — § 11, manifestations cinématographiques

L'autorisation des ayants droit est indépendante de l'autorisation du lieu. Filmbankmedia propose une licence par titre et par séance, utilisable notamment pour les projections extérieures gratuites ou payantes. Une licence annuelle de diffusion d'ambiance ne doit pas être confondue avec cette autorisation d'événement. Les disponibilités, retraits temporaires et permissions spéciales restent déterminés par les studios. Il n'existe pas de délai général d'un an propre au plein air.
Sources : Filmbankmedia — Single Title Screening Licence · Filmbankmedia — Catalogue et restrictions de disponibilité
En Angleterre et au pays de Galles, la projection peut constituer une activité réglementée au titre des licences de divertissement. Il faut vérifier que le lieu dispose d'une premises licence couvrant l'activité, ou utiliser une procédure adaptée. Pour un événement ponctuel, le Temporary Event Notice peut convenir jusqu'à 499 personnes présentes simultanément, personnel compris, et pour sept jours au maximum. La procédure normale demande au moins dix jours ouvrables francs de préavis. Des plafonds annuels s'appliquent aussi au déclarant et au site.
Sources : GOV.UK — Entertainment Licensing · GOV.UK — Temporary Event Notice
Certaines projections sans but lucratif dans des locaux communautaires bénéficient d'une exemption administrative sous conditions, notamment entre 8 h et 23 h, avec au plus 500 spectateurs, l'accord du responsable et le respect des classifications d'âge. Ce n'est pas une exemption générale pour tout cinéma en plein air de moins de 500 personnes. Elle ne dispense pas des droits du film.
Sources : Thurrock Council — Exemptions pour les projections
En Écosse, le TEN anglais ne s'applique pas. Le conseil local détermine la cinema licence ou l'exemption pertinente. Il faut lui présenter le lieu, la programmation, le public et le caractère occasionnel de l'activité. Les classifications des films et les conditions d'admission font également partie du dossier. La couverture musicale se vérifie séparément avec l'organisme compétent, notamment PRS for Music.
Sources : West Lothian Council — Cinema Licence · Regional Screen Scotland — Licences et exemptions · Filmbankmedia — Questions sur les licences et les droits musicaux

Le copyright fédéral réserve aux ayants droit la représentation publique des films protégés. Une projection dans un parc municipal, un camping ou un lieu ouvert au public ne devient pas libre parce que les spectateurs ne paient pas. Il faut réserver les droits pour les États-Unis et pour les conditions réelles de l'événement. Il n'existe pas de procédure fédérale d'autorisation culturelle de chaque séance comparable au CNC français.
Sources : U.S. Copyright Office — 17 USC, chapitre 1 (§ 106, droit de représentation publique)
La disponibilité d'un film dépend du distributeur, de la date et du lieu ; il n'y a pas de délai fédéral général d'un an propre au cinéma en plein air. Swank propose notamment des licences par film et par jour. Pour son offre destinée aux parcs, sa FAQ prévoit, en cas de billetterie, le montant le plus élevé entre le forfait et 50 % des recettes. Il s'agit d'une condition commerciale de cette offre, pas d'une taxe américaine universelle.
Le contrat peut également encadrer la promotion. La même offre Swank limite certains supports publicitaires et prévoit des restrictions en cas de concurrence directe avec une salle commerciale. Il faut aussi convenir des conditions de report : une annulation météo n'efface pas automatiquement le paiement des droits.
Sources : Swank — Conditions pour les parcs et loisirs, réservation et report
Les permis d'événement relèvent des autorités locales. À titre d'exemple, NYC Parks exige un permis au-delà de 20 participants. Ce seuil ne vaut pas pour les autres villes. Selon le projet, il faut également traiter le bruit, la sécurité incendie, les installations temporaires, l'assurance, la restauration et l'occupation de la voirie. Les obligations d'accessibilité ADA concernent aussi les événements temporaires.
Sources : NYC Parks — Permis d'événement · San Diego — Special Events, préparation des événements · ADA National Network — Événements temporaires accessibles

L'Espagne distingue les droits de l'œuvre, la réglementation de l'exploitation cinématographique et les règles régionales ou municipales de spectacle. Il faut identifier le statut de la séance : événement municipal gratuit, projection associative, festival ou exploitation payante. Un cinéma saisonnier ouvert au public contre paiement peut relever des obligations des établissements d'exhibition, notamment d'identification et de contrôle de l'activité. La loi nationale s'articule avec les compétences des communautés autonomes.
Sources : BOE — Loi 55/2007 du cinéma, notamment articles 4, 15 et 16
La particularité majeure concerne les administrations publiques : lorsqu'elles organisent des projections gratuites ou à prix symbolique, la règle est d'attendre douze mois après la sortie en salles. Une exception existe si les représentants des exploitants et du secteur vidéo indiquent que la programmation ne porte pas préjudice à leur activité. Cette restriction ne s'applique pas indistinctement à tous les organisateurs privés.
Sources : BOE — Loi 55/2007, article 15.4
Le décret d'application précise la démarche pour un film de moins de douze mois : l'administration contacte les organismes représentatifs au moins quinze jours avant la programmation envisagée. L'examen porte notamment sur l'offre locale et la concomitance avec les salles commerciales. Le « prix symbolique » possède une définition réglementaire ; il ne suffit pas de qualifier librement un billet de tarif réduit. L'autorisation des ayants droit et l'accessibilité restent nécessaires.
Sources : BOE — Décret royal 1084/2015, article 18
Pour la licence du film, le contrat doit préciser le territoire espagnol et le mode d'exploitation. Les droits collectifs éventuellement dus s'ajoutent à cette autorisation : un paiement à une société de gestion ne remplace pas automatiquement le droit de programmer l'œuvre. Le distributeur doit indiquer les éléments qu'il fournit et les démarches restant à la charge de l'organisateur.

Pour un cinéma sous les étoiles, le producteur, le distributeur ou son représentant autorise la projection. La SIAE précise qu'elle perçoit, pour les projections cinématographiques, la rémunération des bandes sonores : son intervention ne constitue donc pas à elle seule une licence d'exploitation du film. Le contrat avec les ayants droit doit couvrir la séance extérieure et les conditions de recettes et de publicité.
Sources : MPLC Italie — Projections en plein air · SIAE — Projections cinématographiques et audiovisuelles
L'interlocuteur administratif est généralement la commune, via le SUAP, son guichet des activités productives. Selon la configuration, le projet relève d'une déclaration certifiée de début d'activité, la SCIA, ou d'un autre titre d'autorisation. Le contrôle porte notamment sur l'usage du site, les installations, les issues et la sécurité du public. Les procédures varient avec le type d'événement, sa jauge, ses horaires et les contraintes du lieu.
Sources : Commune de Sienne — SCIA et manifestations culturelles · Commune de Bari — Dossier de spectacle, pièces techniques et sécurité des installations temporaires
Il serait trompeur de résumer la procédure italienne au seul seuil de 200 personnes : les dispositifs simplifiés ont évolué et les conditions doivent être confirmées par le SUAP. Aucun délai national général d'un an propre au plein air n'a été identifié dans les sources consultées ; la disponibilité du film dépend du distributeur. La classification italienne doit également être vérifiée. Le ministère distingue les anciennes autorisations de projection du système de classification introduit pour protéger les mineurs.
Sources : Ministère italien de la Culture — Classification et ancien nulla osta · MPLC Italie — Projections en plein air

Le Portugal distingue l'organisateur de l'événement. Les promoteurs établis dans le pays sont en principe enregistrés auprès de l'IGAC. Certaines personnes collectives sans but lucratif organisant au maximum trois spectacles par an sont dispensées de cet enregistrement. Cette dispense ne constitue pas une exemption générale des droits, de la sécurité ou des autres formalités.
Sources : IGAC — Enregistrement des promoteurs
Le décret-loi 23/2014, dans sa version actualisée, prévoit une communication préalable du spectacle à la municipalité où il a lieu, y compris pour un promoteur non établi au Portugal. Le dossier comprend notamment le programme, la classification, les dates, le lieu, l'autorisation des ayants droit et la couverture de responsabilité civile lorsqu'elle n'est pas déjà assurée par le site. Son article 5.3 dispense toutefois de cette communication certaines projections réalisées par des entités disposant d'une autorisation ou licence de distribution délivrée préalablement par l'IGAC. Il faut donc vérifier le montage avec l'opérateur choisi.
La classification d'âge et la situation du lieu restent à traiter. Un parc aménagé temporairement ne doit pas être assimilé sans examen à un cinéma permanent autorisé. Les municipalités orientent les organisateurs vers les démarches relatives aux installations improvisées ou itinérantes, ainsi que vers la SPA pour les droits relevant de son répertoire. Pour des films sans classification adaptée à un cycle ou festival, l'IGAC propose une démarche spécifique.
Sources : Cascais — Communication des spectacles et démarches liées au lieu · IGAC — Classification des films de festivals et cycles
Aucun délai national général d'un an propre au plein air n'a été identifié dans les textes consultés. Cela ne garantit pas l'accès immédiat aux nouveautés : la date, le support, la langue et les conditions de représentation restent à convenir avec les ayants droit.
Séances publiques ponctuelles. Les droits du film sont à obtenir dans les sept pays. Les mentions « disponibilité du distributeur » ne constituent pas une garantie d'accès aux nouveautés. Les sources et exceptions sont détaillées pays par pays.
| Pays | Autorités et démarches | Films récents | Point à retenir |
|---|---|---|---|
| France | CNC / DRAC ; démarches locales ; SACEM. | Un an après le visa en plein air non commercial. | Déplacement de séance possible par un cinéma autorisé ; régime distinct. |
| Allemagne | Ayants droit ; GEMA ; autorités du Land et de la commune. | Disponibilité du distributeur. | FSK et accompagnement des mineurs selon l'âge et l'heure de fin. |
| Grande-Bretagne | Angleterre/Galles : licence du lieu ou TEN, sauf exemption. Écosse : cinema licence ou exemption locale. | Disponibilité du distributeur. | TEN : 499 personnes maximum, personnel compris. Ne s'applique pas en Écosse. |
| États-Unis | Ayants droit ; permis de la ville et de l'État selon le projet. | Disponibilité du distributeur. | Contrat pouvant encadrer billetterie, publicité et concurrence. |
| Espagne | Ayants droit ; autorités régionales et municipales selon l'activité. | Douze mois après la sortie pour les administrations : séances gratuites ou à prix symbolique. | Exception possible après consultation professionnelle ; pas de délai général pour tous. |
| Italie | Ayants droit ; SIAE ; commune / SUAP ; SCIA ou autorisation selon le cas. | Disponibilité du distributeur ; pas de délai général d'un an identifié. | SIAE : bande musicale. Vérifier séparément les droits du film et le dossier de sécurité. |
| Portugal | IGAC : promoteur et classification. Municipalité : communication de l'événement, sauf exemption. | Disponibilité du distributeur ; pas de délai général d'un an identifié. | Régimes occasionnels et exemption liée à certaines autorisations de distribution IGAC. |
Préparer une fiche indiquant le pays, la commune, le site, le statut de l'organisateur, la date principale et la date de repli, le public attendu, le film, la langue, le support, le prix d'entrée et les partenaires. Ces données permettent au distributeur et à l'administration de répondre sur un événement concret.
Le délai français lié au visa, le délai espagnol applicable aux administrations et le préavis du TEN britannique n'ont pas le même objet. Prévoir plusieurs semaines de préparation est une recommandation d'organisation, pas un délai légal universel. Une commission régionale ou un permis local peut imposer une anticipation supérieure.
Faire préciser le nombre de séances, le territoire, le support autorisé, la publicité, les recettes à déclarer et les conditions de report. Une licence annuelle, une autorisation pour un autre pays ou les conditions d'un cinéma partenaire ne se transposent pas automatiquement à un nouvel événement.
Sources : Filmbankmedia — Single Title Screening Licence · Swank — Conditions pour les parcs et loisirs, réservation et report
Faire valider, selon les règles applicables, la jauge, les circulations, l'accès des secours, les installations électriques, les sanitaires, l'accessibilité et les nuisances sonores. Pour l'écran, demander au prestataire les consignes d'installation, d'ancrage ou de lestage et les limites météo. Définir qui surveille les conditions et décide d'interrompre la séance. Aucun seuil de vent unique ne peut être donné pour tous les écrans et tous les sites.
Sources : Commune de Bari — Dossier de spectacle, pièces techniques et sécurité des installations temporaires · San Diego — Special Events, préparation des événements · ADA National Network — Événements temporaires accessibles
Prévoir séparément droits du film, éventuels droits musicaux, location du site, technique, assurance, sécurité, communication et fiscalité applicable. Dans le contrat de prestation, identifier qui réserve le film, déclare l'événement, contrôle les âges, gère la billetterie et traite l'annulation. Les tarifs d'un distributeur ne constituent pas un barème légal national.
L'absence d'une autorisation comparable au CNC ne signifie donc pas absence de réglementation. La comparaison utile porte sur le projet réel : film récent ou de catalogue, séance municipale gratuite ou exploitation payante, lieu déjà équipé ou installation temporaire. Les sources officielles fixent le cadre ; les collectivités et les ayants droit précisent les conditions du cas concret.
Une relecture qui se corrige toute seule : répondez, la source tranche. Rien n'est enregistré.
France
En France, une séance gratuite en plein air d'un long métrage n'a pas besoin de l'autorisation du CNC.
Allemagne
En Allemagne, un jeune de 15 ans peut assister seul à une séance qui se termine à 23 h.
Grande-Bretagne
En Angleterre, un Temporary Event Notice couvre jusqu'à 499 personnes présentes, personnel compris.
États-Unis
Aux États-Unis, une projection gratuite dans un parc municipal est libre de droits.
Espagne
En Espagne, une mairie qui organise une séance gratuite doit attendre douze mois après la sortie en salles.
Italie
En Italie, le permesso SIAE vaut licence d'exploitation du film.
Portugal
Au Portugal, une association qui organise au plus trois spectacles par an est dispensée de s'enregistrer comme promoteur auprès de l'IGAC.
Sources vérifiées le 4 septembre 2026.
Une erreur, une précision, une règle qui a changé depuis ? Écrivez-nous : nous corrigeons et nous citons la source.
Un terrain se juge en plein jour, la veille au plus tard. Six choses à regarder.
Deux distances à mesurer : celle du projecteur à la toile, et celle du premier rang. Trop près, le public lève la tête toute la séance.
Un lampadaire face à la toile ruine une image que 10 000 lumens ne rattraperont pas. Repérez ce qui s'éteint, ce qui s'oriente, et ce qui restera allumé.
L'écran travaille comme une voile. On l'installe dos au vent dominant, jamais en travers, et on garde de la place derrière pour les haubans.
Herbe et terre acceptent les piquets. Bitume, dalle, parking : il faut du lestage, et il faut l'avoir prévu — c'est lourd et ça ne s'improvise pas sur place.
La soufflerie tourne pendant toute la séance : elle doit avoir sa propre alimentation, indépendante du projecteur et du son. Sans réseau sur place, comptez un groupe électrogène et un jerrican d'avance.
Le véhicule doit approcher de l'emplacement. Un écran de 10 mètres tient dans un utilitaire, mais personne n'a envie de le porter sur 300 mètres à la tombée du jour.
L'erreur la plus répandue : annoncer la séance au coucher du soleil. Il reste alors 30 à 45 minutes de lumière, et l'image est délavée. La projection commence à la fin du crépuscule civil, quand le soleil passe 6° sous l'horizon.
Le tableau donne l'heure de début réelle, le 15 de chaque mois, pour trois latitudes. L'écart entre le nord et le sud atteint près d'une heure en juin — une séance annoncée à la même heure partout en France se trompe forcément quelque part.
Heure locale, calculée pour le 15 de chaque mois. Le coucher du soleil, lui, arrive 30 à 45 minutes plus tôt. Pour votre position exacte et pour ce soir, la carte plus bas fait le calcul.
| Mois | Lille | Lyon | Marseille |
|---|---|---|---|
| Janvier | 17:49 | 17:55 | 17:59 |
| Février | 18:38 | 18:37 | 18:38 |
| Mars | 19:25 | 19:16 | 19:13 |
| Avril | 21:17 | 20:58 | 20:51 |
| Mai | 22:10 | 21:40 | 21:28 |
| Juin | 22:47 | 22:10 | 21:56 |
| Juillet | 22:37 | 22:04 | 21:50 |
| Août | 21:44 | 21:21 | 21:12 |
| Septembre | 20:34 | 20:22 | 20:17 |
| Octobre | 19:28 | 19:25 | 19:24 |
| Novembre | 17:37 | 17:42 | 17:45 |
| Décembre | 17:22 | 17:31 | 17:36 |
Une projection en plein air se prépare en surveillant le ciel : vent pour l'écran gonflable, risque de pluie pour le public. Consultez les prévisions de votre ville en un coup d'œil — et en cas de doute sur le vent, notre page Vent & sécurité vous donne les seuils à respecter.
Ce soir
Coucher du soleil
—
Début de la projection
—
Attention : on ne projette pas au coucher du soleil ! Il reste trop de lumière pendant 30 à 45 minutes. La projection démarre à la nuit civile, quand le soleil est à 6° sous l'horizon — c'est l'heure « Début de la projection » ci-dessus.
Quatre postes, dans l'ordre où ils se décident.
Elle se choisit sur le nombre de spectateurs et sur le recul disponible, pas sur le budget. Notre abaque donne la taille par jauge.
Plus la toile est grande, plus il faut de lumière — mais la lumière parasite du lieu compte autant que la puissance de l'appareil. Un terrain sombre change tout.
Dehors, le son se dilue : il n'y a ni mur ni plafond pour le renvoyer. On sonorise vers le public, jamais depuis l'écran seul, et on écoute depuis le dernier rang avant d'ouvrir les portes.
Fichier, disque, DCP : c'est l'ayant droit qui impose le format. On le reçoit à l'avance et on le lit en entier, sur le matériel de la séance, avant le jour J.
Un écran gonflable tient jusqu'à 38 km/h, soit force 5. Au-delà, la règle est simple et sans exception : on dégonfle. Un écran couché ne casse rien ; un écran qui reste debout dans une rafale emporte ses ancrages.
Ce sont les rafales qui décident, pas le vent moyen. Une prévision à 25 km/h avec des rafales à 50 ne passe pas.
Elle gêne le public bien avant de gêner le matériel. La question n'est pas la toile, c'est le nombre de spectateurs qui resteront.
Il se décide à J-2, pas le soir même : replier en salle, décaler d'un jour, ou annuler. Et il s'annonce au public en même temps que la séance.
À imprimer et à cocher. Les délais ne sont pas des conseils : trois d'entre eux sont réglementaires.
Sept postes. Le matériel n'est ni le premier ni forcément le plus lourd.
Nous ne publions pas de tarif au forfait : une séance de 200 personnes dans un parc et une séance de 2 000 sur une place n'ont pas le même matériel. Décrivez la vôtre, le chiffrage part le jour même.
Prix & devisTrois voies, et la question se tranche sur le nombre de séances par an — pas sur le prix d'une séance.
Une séance se confie aussi entièrement : le prestataire arrive avec le matériel, monte, projette et remballe. C'est le métier de beaucoup de nos clients, partout en France. Dites-nous le lieu et la date — nous savons qui couvre votre secteur.
Nous écrireLa location reste la bonne réponse : pas de stockage, pas d'entretien, du matériel vérifié avant chaque départ.
Louer pour un événementÀ partir de quelques séances par an, l'achat se discute sérieusement : le matériel s'amortit, et vous ne dépendez plus du planning de personne. C'est le choix des cinémas itinérants et des ciné-ligues, qui enchaînent parfois trente dates dans l'été.
Le cinéma itinérantDu grand écran au moindre accessoire, on équipe l'événement complet — à l'achat comme à la location.
De 3 à 24 mètres, ultra-légers, gonflés en quelques minutes sans engin de levage.
Écran, projection et son réunis : un ensemble prêt à projeter, sans prise de tête.
Une séance ponctuelle ne justifie pas toujours un achat — louez le matériel le temps de l'événement.
Vidéoprojecteur, sono, lestage, housses : tout le complément pour une projection réussie.
Oui, et deux plutôt qu'une. Celle de l'ayant droit du film, sans laquelle rien n'est possible, et celle du CNC, obligatoire pour toute projection en plein air d'un long métrage, qu'elle soit gratuite ou payante. La demande se dépose en ligne, une par région, au moins trois semaines avant la date.
Non, pas en séance non commerciale : un long métrage ne peut être projeté qu'un an après la date de son visa d'exploitation, et le CNC ne prévoit aucune dérogation. Les courts métrages, eux, ne sont soumis à aucun délai.
À la fin du crépuscule civil, soit 30 à 45 minutes après le coucher du soleil — pas au coucher du soleil. En juin, cela va de 21 h 56 à Marseille à 22 h 47 à Lille. Notre tableau donne l'heure mois par mois, et la carte météo la calcule pour votre position.
Le bon écran dépend du nombre de spectateurs et du recul disponible. Nos écrans vont de 3 à 24 mètres ; notre abaque donne la taille conseillée par jauge, et on vous aide à trancher selon votre terrain.
Jusqu'à 38 km/h, soit force 5, en surveillant les rafales et non le vent moyen. Au-delà, on dégonfle : c'est une règle sans exception.
Une à deux séances par an : la location. Toute une saison : l'achat se discute, parce que le matériel s'amortit et que vous ne dépendez plus d'un planning extérieur. C'est le calcul que font les cinémas itinérants.
Décrivez-nous votre événement — lieu, public, date — et on vous prépare un devis gratuit et sur mesure.