Cinéma plein air

Se lancer

Ouvrir un cinéma en plein air

Le métier existe, et il se porte bien : des opérateurs enchaînent 300 dates par été au Royaume-Uni, les cinémas d'été allemands jouent tous les soirs de mai à septembre, et en France des prestataires vivent des séances qu'ils vendent aux communes. Avant d'acheter un écran, il faut choisir son modèle — c'est lui qui décide du budget, des règles et de la saison.

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Les modèles qui existent déjà

Quatre façons de vivre du plein air, toutes observées sur le marché européen de l'été 2026.

La tournée payante, à l'anglaise

The Luna Cinema (fondé en 2008) et Adventure Cinema enchaînent chacun des centaines de dates par été dans les châteaux, parcs et domaines britanniques, au billet de 15 à 20 £ vendu en ligne. Un lieu différent chaque soir, une billetterie nationale, des partenariats avec les monuments : c'est le modèle le plus industrialisé — et il commence à essaimer sur le continent.

Le cinéma d'été fixe, à l'allemande

Le Freiluftkino berlinois ou hambourgeois joue tous les soirs de mai à septembre au même endroit, à 9-12 € la place. Le lieu est le fonds de commerce : gradins, buvette, habitués. Un modèle exigeant en foncier mais très régulier une fois installé.

La prestation aux collectivités, à la française

La séance est gratuite pour le public — c'est la commune qui l'achète. Le prestataire vit de son cachet, pas du billet : il apporte écran, projection, son et savoir-faire, la mairie apporte la place du village et le budget animation. C'est le modèle dominant en France, en Espagne et au Portugal, et le plus accessible pour démarrer.

Le drive-in événementiel

Le format qui a fait naître le plein air payant en 1933 revient par l'événementiel : parkings de centres commerciaux, entreprises, festivals. Séances ponctuelles à forte visibilité, écran très grand format — notre page drive-in lui est consacrée.

Ce que dit la règle en France

Trois obligations, souvent confondues, à connaître avant d'annoncer une date. Elles valent pour les séances gratuites comme payantes.

L'autorisation CNC

Toute projection en plein air d'un long métrage (60 min et plus) demande une autorisation du CNC — une demande par région traversée, au moins 3 semaines avant la date, et le guichet ferme début juin pour les séances de juillet-août.

Le délai d'un an

En séance non commerciale, un long métrage ne se projette qu'un an après son visa d'exploitation : le blockbuster de l'été en cours est hors jeu. Les courts métrages, eux, n'ont ni délai ni quota.

Les droits du film

Le film se négocie auprès de son ayant droit — un DVD acheté ne donne aucun droit de projection publique — et la SACEM se déclare en plus, pour la musique. Deux démarches distinctes, jamais l'une pour l'autre.

Particularité utile : les séances en plein air ne comptent pas dans le quota des séances associatives. Sources : CNC, « Séances en plein air » et « Diffusion non commerciale » — notre guide du cinéma plein air en détaille chaque étape.

Se lancer, dans l'ordre

1

Choisir le modèle et le territoire

Tournée, lieu fixe ou prestation aux communes ? L'instruction CNC regarde aussi la situation locale de l'exploitation : un projet qui complète la salle du coin passe mieux qu'un projet qui la concurrence.

2

Sécuriser droits et autorisations

Distributeur non commercial pour le film, CNC pour la projection, SACEM pour la musique — et les délais se comptent en semaines : le calendrier se construit à l'envers depuis la première date.

3

S'équiper pour durer

Un écran qui se monte seul en quelques minutes et se répare sur place fait la différence sur une saison entière. Garantie longue et SAV comptent plus que le prix d'appel.

4

Vendre : billets ou cachets

Billetterie en ligne et buvette d'un côté ; catalogue de séances proposé aux mairies, campings et entreprises de l'autre. Les deux se cumulent très bien sur une même saison.

Questions fréquentes

Est-ce rentable ?

Les modèles payants vivent de la jauge × le billet plus la buvette — c'est ce qui fait tourner 300 dates par été au Royaume-Uni. En prestation, le cachet couvre la séance quelle que soit l'affluence : c'est le démarrage le plus sûr.

Quel investissement pour commencer ?

Tout dépend de la taille d'écran et de la formule — les fourchettes sont sur notre page prix, et une première saison peut se faire entièrement en location avant d'investir.

Peut-on projeter les films de l'été ?

En France, pas en séance non commerciale : il faut un an après le visa d'exploitation. C'est pour cela que les programmations de plein air font la part belle aux classiques et aux succès de l'an passé.

Combien de temps à l'avance déposer les demandes ?

Au moins trois semaines par région pour le CNC, un mois recommandé — et pour juillet-août, le dépôt ferme début juin. Une date annoncée avant l'autorisation est un risque inutile.

Peut-on tourner toute l'année ?

La saison de plein air va de mai à septembre. Beaucoup d'opérateurs complètent l'hiver en salle des fêtes ou en drive-in couvert — le matériel gonflable se remonte en intérieur sans modification.

Quel écran pour démarrer ?

Celui qui se monte seul, vite, et survit à cent montages par saison : poids, temps de gonflage et garantie sont les trois chiffres à comparer. Notre page cinéma itinérant publie le tableau modèle par modèle.

Votre premier écran de tournée

Fabricant français, nous équipons les exploitants itinérants et les cinémas d'été depuis plus de trente ans — écrans garantis 10 ans, montables par une seule personne. Parlez-nous de votre projet.